lundi 17 mai 2010

Neuf jours sur les chemins Incas vers le Machu Picchu


Notre route est une ligne plus ou moins droite entre Huancayo et San Pedro de Atacama qui nous amène à connaître différents paysages et diferentes cultures.
En montant vers le Nord pour rejoindre le Machu Picchu, nous faisons un détour qui nous semble évident pour comprendre un peu plus la culture Inca et surtout connaître les magnifiques montagnes qui entourent le Machu Picchu !

 Jeanne traversant la Puna péruvienne pour descendre vers Cachora

Sept jours sont nécessaires depuis Cachora, petit village perdu au fond d’une vallée, pour rejoindre à pied le Machu Picchu. Sept jours sans routes, sept jours à travers les montagnes sauvages, sept jours sans personnes... ? Pas vraiment, d’après nos lectures et nos informations, nous rencontrerons des villages et des gens qui vivent couper de tout dans des vallées désertes. Tant mieux, car les dénivelés sont rudes et porter sept jours de nourriture sur nous ne nous enchantait pas. Nous partirons donc avec trois diners, du pain en quantité et des fruits secs pour nos pauses. Pour le reste, nous verrons...

La vallée de la rivière Apurimac encaissée entre des sommets à plus de 3000 m d’altitude


Partir à pied pour le Machu Picchu nous donne la sensation de faire un voyage à travers le temps. Les Incas empruntaient ces chemins, ils traversaient des vallées entières pour rallier les cités et délivrer des messages. Nous suivons leurs traces en nous aventurant sur les chemins qu’ils ont tracés.

 Sur les chemins Incas...
 
Les deux premiers jours de la marche consiste à rallier les ruines Incas du Choqueauirao, un mini Machu Picchu, planté à plus de 3000 m d’altitude qui servait entre autre de forteresse de défense entre les régions de l’Apurimac et de Cuzco habitées par deux cultures rivales. 

Les terasses d'agriculture visibles de loin à notre arrivée sur le site

 Au sommet du Choquequirao


Durant deux jours, nous croisons des groupes de touristes accompagnés de guides et de mules pour porter tentes, nourriture et affaires. Ils s’étonnent à notre rencontre de la taille de notre petit sac et se demandent où nous cachons nos réserves de nourriture. Il est vrai qu’après 20 jours de marche, nous commençons à être habitués même si nous portons rarement plus d’un diner avec nous.

Mais c’est après que la marche devient plus intéressante, lorsque nous quittons les groupes, les sentiers «balisés» et la sécurité de la présence de l’homme. Après notre visite du Choquequirao nous attendent quatre jours sans route et sans vie humaine avant le soir. Exités mais aussi un peu anxieux, nous nous renseignons auprès des muletiers qui nous assurent que le chemin est bien tracé...

Après un rapide petit dejeuner pris à l'aube...

 Nous nous avenventurons là dedans...

 Pour desendre 1500 m d'altitude...

 ...pour enfin traverser le Rio Blanco !

Nous repartons pour trois heures de montée harrassante vers le village de Maizal que nous espérons ne pas manquer car les vivre du soir sont terminées et nous comptons sur les gens pour nous préparer la soupe du soir. La montée nous entraine dans une forêt amazonnienne luxuriante qui pousse ici entre 2500 et 3500 mètres : la selva haute. C’est angoissant de ne pas voir où nous allons et d’évoluer dans une telle humidité. Les moustiques sont partout et nous retrouvons nos habitudes de déjeuner éclair afin de ne pas être trop dévoré.

Le soir, nous retrouvons enfin Maizal, ses trois maisons et son plat de riz blanc avec oeuf frit pris dans la cuisine de Mathilda au milieu des cochons d’Inde qui courent partout coursés par le chat.

Au réveil, c'est une montée de plus de quatre heures qui nous attend. Nous quittons la forêt humide et retrouvons notre belle puna que nous aimons tant. La puna se situe au Pérou entre 3500 et 4500 mètres, il n’y pousse pas grand choses à part de l’herbe et des buissons et c’est le paradis du marcheur car elle laisse entrevoir le chemin.

Au col, nous découvrons notre premier vrai glacier. Le passage à 4200 m vaut la peine. La sensation que l’on a lorsque l’on découvre le paysage nous fait oublier toutes les difficultés de la montée. 

 Au sommet !

Passage  de condors

Et puis nous découvrons Yanama, petit village aux toits de chaume, à deux jours de marche de toute route.

Les jours s'enchainent et se ressemblent. Nous montons pour redescendre dans des vallées plus belles les unes que les autres. La traversée de la vallée de Yanama pour rejoindre un col à 4600 m d'altitude nous semble irréelle. Nous évoluons dans un paradis sur terre. Des chevaux paissent tranquilement dans des champs où coulent des rivières directement venues des glaciers. La montagne est couverte de lilas violets, nous nous régalons !

   Sur les sentiers...

 La pause salutaire avant le sommet

Et le Salkantay sous nos yeux ébaillis !

Trois jours de marche encore et nous arrivons au Machu Picchu après une montée à la lampe frontale pour arriver à l'ouverture.

Au sommet du Huayna Picchu

Au coeur des ruines


Nous voila maintenant à Aguas Calientes que nous avons hâte de quitter tant la ville est touristique et affreuse.
Nous devenons des drogués de la marche et avons besoin de nos 25 km par jour. Le voyage en saut de puces de lieux touristiques en lieux touristiques ne nous attire plus. Nous avons besoin d'aventure et d'imprévus et de ne pas savoir où nous dormirons ni où nous mangerons le soir.
Dès demain, nous repartons en direction de la vallée sacrée pour 7 ou 8 jours de marche vers Cuzco. 
Portez vous bien ! Nous, nous allons bien...
Pérou-Bolivie-A-Pied ! 

Marche:

J22: Abancay-Cachora = 27km
J23: Cachora-Santa Rosa Alta = 25 km
J24: Santa Rosa Alta-Choquequirao = 8km
J25: Choquequirao-Maizal = 23 km
J26: Maizal-Yanama = 10km
J27: Yanama-Totora =21km
J28: Totora-Lucmabamba = 25km
J29: Lucmabamba-Aguas Calientes = 26km
J30: Aguas Calientes-Machu Picchu (et retour)= 15km

Cumulés = 724 km


samedi 8 mai 2010

Ayacucho - Abancay : 11 jours de marche...dur dur l'arrivée!

Les ampoules de Jeanne cicatrisées, nos corps reposés et nos panses repues par nos repas gargantuesques d'Ayacucho, nous reprenons la route en direction d'Abancay que nous pensons atteindre en 10 jours.

La ville d'Ayacucho nous a charmé avec sa majestueuse Place d'Arme et ses colonnes en pierres de meulières, ses balcons et ses terrasses en bois. A flâner dans les rues de la ville, on découvre aussi les cours intérieures des bâtiments officiels, comme des petits havres de paix.

 La cour intérieure du Palais de Justice - Ayacucho
 Place d'Arme
Curieusement, on se rend compte que l'arrivée et le départ des villes présentent leurs lots de petites contrariétés : l'arrivée d'étape est toujours trop longue et le départ est forcément frustrant car nous quittons notre confort pour retrouver les rigueurs de la route. Mais après quelques kilomètres, nous retrouvons nos sensations : le corps se remet en marche, place à la liberté et à la découverte! 

Afin d'éviter les routes principales, nous empruntons le plus souvent les routes incas, ce vaste réseau de chemins reliant une ville à une autre et construit par le roi Inca Pachacutec. A l'époque, des messagers parcouraient ces tronçons pavés dans tout l'Empire pour transmettre leurs messages! Pour nous, ce sont des "camiños" ou des "herraduras" qui ne sont malheureusement pas toujours bien préservés. On retrouve quand même les petits murets en pierre, le sol pavé et surtout le côté pratique de ces routes incas...on coupe, on coupe, et on gagne tellement de temps par rapport aux détours de la route principale!

Sur les traces des Incas!

En chemin ou dans les villages, nous avons la chance de trouver des "tienditas", ces petits magasins/épiceries où l'on trouve de tout. Du shampoing aux boites de thons, en passant par de l'anti moustiques, du riz, des oeufs, du pain, des pâtes...un supermarché taille réduite!
Les pauses "tienditas" sont souvent de bons moments de discussions: " A pied seulement? Mes pauvres...!". Nous discutons de tout et de rien, surtout de la vie des gens, des villages suivants que nous rencontrerons sur notre route, de nous aussi forcément. Les gérants des tienditas s'en donnent à coeur joie pour satisfaire leur curiosité  :"Quel pays?", "Vous allez où?", "Vous êtes mariés, des enfants?", "Vous faites une étude ici?". Les dames sont souvent attendries par nos mines fatiguées et défraichies (forcément si on fait une pause, c'est qu'on est pas très frais!) et nous offrent des clémentines ou des grenades pour nous remonter!

Tiendita de Saul (et sa femme Bertha), 25 ans, qui nous invitent à dîner. Gros fous rires!

Les jeunes filles, souvent les 2eme mamans

Nous retrouvons les paysages des Andes Centrales qui nous deviennent familiers. La Puna (entre 3500 et 4200 mètres) composée de lacs, de grands plateaux avec une alternance de vert foncé, vert clair, jaune, orange, rouge qui marquent les cultures de pommes de terres, quinoa, etc. Mais aussi le "cierro" (montagne) où nous luttons avec les arbustes piquants, et plus bas les paysages de falaises qui plongent dans les Rio; les cactus et les cultures de clémentines, oranges, etc.

Un lac à 4000 mètres aux portes d'Abancay

 Jeanne qui se bat dans aux milieux des épineux du Cierro


Pour la première fois depuis le début du voyage, nous avons connu la pluie! Suffisamment exceptionnel pour le mentionner! Heureusement que nous avions prévu les saisons :-). Aucune visibilité à 10 mètres, nous évoluons au milieu d'une vraie purée de pois...Nous avons bien failli nous tromper de chemin et nous retrouver dans la Puna à 4000 mètres sans rien ni personne pour aider ! Heureusement, comme souvent dans ces cas là, nous rencontrons quelqu'un qui nous remet dans le droit chemin...notre sauveur d'un instant!

 Sous la pluie, heureusement que nous sommes colorés!

 Notre Mr sauveur!

Souvent intrigués par nous, les enfants sont nos premiers interlocuteurs lorsque nous arrivons dans les villages. Au bord de la route, ou allongés dans l'herbe, on les trouve en train de faire leurs devoirs, à la sortie de l'école ou du champ, ou le soir lorsque nous ouvrons notre sac ("Mais que peut-il bien y avoir dans ce sac?!") et que nous montons la tente. Le plus intrigant, c'est la taille du géant Thomas :"Youhouaouu, c'est Goliath!" s'écrit même un gamin de Quillabamba.

Devoir de classe au bord de la route...vous avez besoin d'un bureau vous?

A la sortie du champ...

Autour de la construction de la tente, c'est l'animation!

La pause déjeuner...au calme!

Bataille de taille de pieds avec Goliath!

Après une longue ascencion et en direction d'Abancay, nous découvrons le notre premier cité Inca! Le site archéologique de Curamba, uniquement accessible à pied. Perché à 4300 mètres d'altitude, Curamba fut apparemment à l'époque impériale, l'un des grands centres miniers de l'Empire Inca avec 3000 habitants. Des fours utilisés pour la fonte de minerais de cuivre, d'argent et d'or. Aujourd'hui, il reste une pyramide à degrés d'où la vue est imprenable sur la vallée et les montagnes environnantes.

Le site Inca de Curamba...ça laisse rêveur!

Vue depuis la pyramide

Mathilde qui nous a emmené jusqu'au site, sur le chemin du champ de pommes de terre de son mari

L'épisode de l'arrivée à Abancay

Nous nous sommes perdus, perdus et perdus! Retrouvés au milieu de la montagne, sans eau (le seul matin où ne nous en avons pas trouvé, forcément!) et peu de nourriture. Sueurs froides...
A gauche ? Non c'est pas par là...A droite? On ne sait pas où ça nous mène. Oups. Que faire? Bon, continuons à droite, on verra bien. 1 heure de marche, toujours rien. Une dame nous indique un chemin très accidenté : "Continuez, c'est par là!". Jeanne craque un peu, moi je ne sais même plus pourquoi nous en sommes là...Un Rio! Ouf de l´eau! Attention elle a pas l'air très potable: merci Micropur! On suit un canal pendant une heure...Il n'y a même pas de chemins mais on continue, c'est la direction... Je tombe dans le canal : "Mince mon chapeau je l'ai perdu!". Allez, journée de merde, ça continue!! Finalement, après 4 heures à essayer de se frayer un chemin dans la montagne, nous tombons sur une bouse de vache! Nous sommes sauvés, si il y a des vaches c'est qu'il y a de la vie! De vrais marques dignes de nos GR français!
Ça nous servira de leçon. Ne jamais continuer alors que 9 Péruviens sur 10 nous disent de ne pas le faire...Et qu'un seul, l'unique, celui qui a tout fait basculer, nous affirme que ça passe!
En attendant, nous sommes à Abancay et partons demain en direction du Machu Picchu où nous serons dans 10 jours.


A bientôt!

Pérou-Bolivie-à-pied

Marche:
J11 : Ayacucho - Pinau = 24 km
J12 : Pinau - Matara = 27km
J13 : Matara - Ibias = 27 km
J14 : Ibias - Ahuayro = 23 km
J15 : Ahuayro - Totorabamba = 25 km
J16 : Totorabamba - Umaca = 30 km
J17 : Umaca - Andahuaylas = 26 km
J18 : Andahuaylas - Quillabamba = 28 km
J19 : Quillabamba - Matecclla = 25 km
J20 : Matecclla - Pacchachaca = 35 km
J21 : Pacchachaca - Abancay =12 k
Cumulé = 544 km

dimanche 2 mai 2010

Déjà plus de 400 km à pied !

"A pie no mas ? (A pied seulement ?)"

Et oui à pied ! Nous sommes arrivés aujourd'hui à Andahuaylas où nous dormons dans un lit après 7 jours d'écoles et de salles communales ! 1ère douche aussi...

Une petite photo révélatrice de notre 4 à 6 (entre 4 et 6h, ce petit moment de creux avant que les chefs du village rentrent des champs et nous ouvrent l'école !). Nous le passons en général avec une ribanbelle d'enfant qui entre autre s'éclatent avec notre matos (surtout les batons de marche !), et nous demandent : "Mais pourquoi y a écris Quechua sur tes chaussures ? Et ton t-shirt ?"


À très vite pour plus de photos de Abancay (dans 3 jours)

Pérou-Bolivie-A-Pied

samedi 24 avril 2010

Huancayo-Ayacucho: 10 jours de marche...Des patates et beaucoup d´avocats!

" Buenos dias! Vous allez où comme ça ?
- Ayacucho! C'est bien dans cette direction ?
- Si, si. Montez dans le camion, je vous emmène !
- Ah non, non, on y va à pied. On a le temps !
- A PIED ?! Rien qu'à pied ?!
- Oui oui...
- Mes pauvres...Vous avez pas mal aux pieds ?!"

Si si on a mal aux pieds, mais on l'a choisi ! Et surtout c'est en marchant qu'on a le temps de parler avec ces gens. Dix jours de marche, 250km entre Huancayo et Ayacucho, et déjà l'impression d'avoir voyagé 3 mois.

Rencontre avec les bus et les camions!

Première journée de marche, premières ascencions, Jeanne a du mal dans la montée et découvre un muscle qu'elle ne connaissait pas: son coeur! Il pompe, pompe pour essayer de récupérer le maximum d'oxygène à 4000m d'altitude. Tom avance, doucement, et fait des pauses entre deux troupeaux pour attendre Jeanne.


Épuisés à Marcavalle, le chef du village nous accueille chez lui et nous gave de pommes de terre. Frites, en soupe, écrasée ou cuite à la braise, nous découvrons la "Papa peruana"!

Parfois un peu perdus dans les montagnes, nos meilleurs guides sont les écoliers ou les bergers. Ils nous indiquent comment éviter la grande route, nous font découvrir les chemins incas et parfois font même un bout de route avec nous.

Les plus petits s'émerveillent de tout et son fascinés par les ruches des abeilles

En chemin, nous traversons toutes sortes de cultures de pommes de terre. Il existe la petite, la rose, la plus riche (celle qui donne des forces!) et même la orange! Les agriculteurs que nous croisons ne comprennent pas toujours pourquoi nous marchons et nous disent que notre destination du jour est "Lejo, lejo!" (loin, loin!).

La vue en haut des cols, 4300m la plus haute altitude jusqu'à maintenant

À les voir travailler, on se dit souvent que notre marche est facile

Après quatre jours dans les montagnes magnifiques, nous descendons en altitude, rejoignons la route, les camions, la poussière et les moustiques! Les pauses se font chez les gens quand nous en rencontrons car la vallée est déserte, "silencioso" comme nous avait indiqué notre Mama d'un soir.

Notre Mama d'un soir: "Mais prenez la voiture, c'est silencioso par là bas !"

Pause avec Maximiliano, visite de son verger et découverte des milles fruits qui poussent dans la région (fruit du cactus!)

C'est la marche forcée! On ne peut pas s'arrêter sinon les moustiques nous suçent le sang...nous sommes déjà couverts de piqûres.

Traversée des petits cours d'eau

Et à chaque passage de camions, on bouffe de la poussière!

Alice et Esmeralda, qui nous font oublier tout ça!

Un peu fatigués après une journée de marche, une famille nous aborde en nous disant : "De l'eau", "le père", "Pouvez-vous nous aider?". Au début, on ne comprend pas trop ce qu'ils souhaitent mais on sent l'urgence et décidons donc de nous arrêter. La mère nous apporte de l'eau et nous dit : "baptisar!". Un peu déboussolés, on finit par improviser une croix sur la tête du bébé. Ça y est, nous sommes les parrain et marraine du petit! La famille nous remercie, mais nous partons en précisant qu'il serait bien de trouver aussi un parrain et une marraine péruvienne à ce bébé, car nous risquons de ne pas être trop présents à ses côtés.

Le bébé est baptisé!

À l'approche d'Ayacucho, nous rencontrons Léo avec qui nous sympathisons. Il nous recommande un toît où dormir: un petit message sur notre cahier pour son ami Fabiostino et le tour est joué!

Léo et Thomas

La famille de Fabiostino

Diana et son papa

Enfin, cinq km avant l'arrivée, Jeanne n'en peut plus, une énorme ampoule de la taille d'une pièce de deux euros occupe tout son petit doigt de pied ! Il faut s'arrêter et percer tout ça ! Une pause à l'ombre et une dizaine de femmes qui arrivent, toutes avec un remède plus extravagant l'un que l'autre : "Il faut faire tremper dans le pipi !", "Attends bouge pas, je reviens avec du sang de porc pour désinfecter !"... "Heu non merci, de l'eau et du savon ça ira !". Affreusement tentée par le moto taxi qui nous fait des signes du coin de l'oeil, Jeanne finit par reprendre la route en boitant et nous arrivons enfin à Ayacucho, à pied.

Le pied couvert d'ampoules

Dix jours, 250 km de marche et nous sommes complètement désorientés ! Depuis deux jours dans la grande ville, on a hâte de reprendre la route (heu plutôt les sentiers !) et de repartir dans les montagnes et les cols à 4000 !

Sur la route

Thomas et Jeanne, Pérou-Bolivie-A-Pied 

Marche:
J1 : Huancayo - Marcavalle : 22 km
J2 : Marcavalle - Colpatambo : 19 km
J3: Colpatambo - Pampas : 27 km
J4: Pampas - Quichuas : 33 km
J5 : Quichuas - Parcochaca : 22 km
J6 : Parcochaca - La Esmeralda/Anco : 25 km
J7 : La Esmeralda - Mayocc : 37 km
J8 : Mayocc - Azangalo : 25 km
J9 :  Azangalo - Orohoy : 24 km
J10 : Orohoy - Ayacucho : 28 km

Cumulé = 262 km

mercredi 14 avril 2010

Premier article en ligne

Pour infos, voilà le lien vers notre premier article publié dans Le Petit Journal de Sao Paulo aujourd'hui :http://www.lepetitjournal.com/sortir-saopaulo/voyages-saopaulo/56099-voyage-perou-bolivie-a-pied-3000-km-entre-3000-et-6000m.html

Bonne lecture...

Nous continuons notre marche et juste pour infos, tout va parfaitement !

Jeanne et Thomas, Pérou-Bolivie-A-Pied

lundi 12 avril 2010

En avant toute...

Il est 22h... Et l'état d'esprit de ce soir est à l'anxiété pour Jeanne et plus à l'excitation pour Tom.

"Mais t'as peur de quoi ? (Tom)
- Je sais pas de tout !!! De me faire écraser par un camion, des orages qui éclatent tous les soirs en altitude, des bandits péruviens dont tout le monde nous parle, de pas trouver de bouffe, de pas y arriver !! (Jeanne)
- Mais t'as pas peur du froid ? Avant t'avais seulement peur du froid !
- Ben non bizarrement j'ai plus peur de ça..."

Nous partons demain, à 8h pour une étape de 12 jours entre Huancayo et Ayacucho. Au programme les premiers cols, de la route un peu mais pas mal de piste aussi (ce qui est chouette pour nous), et surtout pleins de rencontres et beaucoup de "pollo" (poulet!!).

A très vite pour des photos et d'autres nouvelles. En attendant regardez le Petit Journal de Sao Paulo du 15 avril...

Jeanne et Thomas pour Pérou-Bolivie-A-Pied

vendredi 9 avril 2010

Quelques jours à Lima avant le vrai départ

Buenas noches,

Quelques nouvelles de Lima où nous venons de passer 4 jours à faire et défaire notre sac, à parcourir les derniers magasins de randonnée pour trouver les pièces manquantes à notre équipement et à chercher, trier et finalement acheter les cartes IGN 1/100 000 de tout notre parcours !

Étalage de cartes - Tracé des 3000 km


En nous baladant à Lima, nous sommes tombés sur une exposition de photos dans le parc Kennedy. L'exposition présentait des photos des peuples habitants les Andes Centrales du Pérou. En quelques secondes, nous nous sommes retrouvés plongés dans un univers totalement différent de celui de Lima et nous avons surtout réalisé que d'ici quelques jours, ce sera notre univers !

Thomas face à une des photos


Le départ pour Huancayo est prévu demain dans la journée. De là nous commencerons enfin cette marche qui nous conduira à parcourir 3000 km à pied jusqu'au Sud de la Bolivie.

A très vite,

Jeanne et Thomas pour PérouBolivieàPied